samedi 9 avril 2016

Chiens de Sang; Karine Giebel


Ce petit thriller de 250 pages commence par une citation de Dostoïevski, “On compare parfois la cruauté de l’homme à celle des fauves, c’est faire injure à ces derniers.” Il finit par une pensée de l’auteur, “Un meurtrier dénué de remords ressemble à s’y méprendre à un innocent...” Tout un programme pour une discussion animée dans un café philosophique!
Ainsi le lecteur est invité à une plongée dans les bas fonds les plus obscures de la cruauté des bêtes humaines. Vous avez tout vu et tout lu, vous avez goûté aux excitations les plus extrêmes, sauf une, la chasse au gibier humain. Inutile d'en dire plus...
Nous sommes dans le domaine de la perversion ultime, peu exploré par des thrillers. Deux exemples de la littérature anglo-saxonne, longtemps oubliés, viennent à l’esprit: “Open Season” (Chasse Ouverte) – David Osborn et “Atrocity Week” (Semaine des Atrocités) – Andrew McCoy. Les deux disponibles, en langue originale.
Dans le monde de Karine Giebel, une femme sympathique, certainement bonne mère de famille, il n’y a que des coupables, même les victimes. Seule perspective, le purgatoire. Chacun le sien.
“Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir...”
Sans hésitation, *****

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