dimanche 3 avril 2016

Trois jours et une vie; Pierre Lemaître


Fin décembre 1999 (la date à son importance, mais chut!), dans une ville de province, Antoine, un garçon de douze ans, tue dans un mouvement de colère Rémi, six ans, le fils des voisins. Horrifié par son acte, il cache le corps dans la forêt et s'attend à être arrêté d'une minute à l'autre. Pendant ce temps, les voisins se rendent compte de la disparition de Rémi. Le système médiatique et policier se met alors en branle.
On avait laissé Pierre Lemaître en 2013 auréolé d'un prix Goncourt amplement mérité pour Au Revoir Là-Haut, et il nous revient en force avec ce roman coup de poing. Je n'aime pas abuser des anglicismes, mais celui de page turner lui va comme un gant: impossible de le lâcher une fois la lecture commencée. 
Pierre Lemaître n'oublie pas que le roman noir doit s'inscrire dans une certaine réalité sociale, qu'il dénonce. Ainsi plane sur la petite ville de Beauval la menace de la fermeture de l'usine de jouets qui emploie une cinquantaine de personnes, un drame pour une région déjà frappée par le chômage. De même, la mère d'Antoine, qui l'élève seule, vit de petits boulots et a du mal à joindre les deux bouts. C'est dans ce contexte de crise que la disparition du petit Rémi va prendre toute son ampleur.
Trois Jours et une Vie c'est l'alliage parfait du suspense et du roman social. Un tour de force qui ne vous laissera pas indemne.

Jean.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire